Job

Travailler au café…

Et voilà après quelques semaines fastes sur ce blog je suis reprise par l’angoisse de l’écran blanc. La vérité c’est que je ne sais pas trop quoi vous raconter là tout de suite parce qu’en gros ces dernières semaines, à part travailler, je n’ai pas fait grand chose (ma vie est passionnante: comment perdre la moitié de ses lecteurs en une phrase)

Bon en même temps c’est une loi dans la dure vie de freelance: il y a des semaines entières où on n’a pas de boulot (et à nous ciné, restos, spectacles, expos, bouquins à gogo) et d’autres où on ne sait plus où donner de la tête, avec des séances qui s’enchaînent et qui ne laissent la place à rien d’autre. Ceci dit, je ne vais pas me plaindre non plus; je râle assez quand mon agenda pro ressemble au désert de Gobi! Bref, pour vous résumer la situation, j’ai accumulé des montagnes de photos à trier, à retoucher et à livrer ces derniers quinze jours, mais il a eu un hic: un de mes voisins fait de gros, très gros travaux dans son appartement. Le genre de travaux avec scie à béton, marteau piqueur et autres joyeusetés. J’ai donc d’abord essayé de travailler avec la musique à fond dans mon casque, ce qui s’est avéré à la fois efficace (le casque en question a un système de réduction du bruit parfaitement diabolique, maintenant j’en suis sûre) et épuisant, car la concentration nécessaire pour travailler correctement sur Photoshop n’est pas ultra-compatible avec une ambiance musicale digne du Queen à la grande époque (comprendre: les soirées dont on sortait au lever du jour avec les tympans HS pour quarante-huit heures)

Vendredi alors que j’avais avancé dans ma PPAR (Pile de Photos A Retoucher) à la vitesse d’un escargot neurasthénique toute la semaine, et que les ouvriers d’à côté – probablement en retard sur leurs deadlines eux-aussi – avaient visiblement renoncé à leur rituelle pause déj, j’ai donc décidé d’employer les grands moyens: j’ai fourré dans mon sac mon MacbookPro tout neuf, mon disque dur externe tout neuf, mes clés, mes sous et mon téléphone, et je suis descendue m’installer au troquet en bas de chez moi. Pour ma plus grande chance, le Mistral possède plusieurs salles dont une très calme, « la salle du fond » bien sûr, qui donne directement sur une micro terrasse plantée de bambous, et aussi sur la cour de mon immeuble. Pour une fois, il n’était pas question d’un pavé de boeuf-frites-verre de rouge (le Mistral c’est notre point de chute des soirs de grande flemme culinaire, et mon menu est invariablement celui-ci) mais plutôt de deux thés que j’ai laissé refroidir dans ma tasse l’un après l’autre. Et miracle, j’ai travaillé quatre heures dans une concentration parfaite, sans musique, sans même me brancher au wifi pour consulter Facebook, au calme… Un luxe, ces dernières semaines!

Alors demain, au premier « brrrrrrrrr » de perceuse ou de scie, je file avec mon bureau nomade squatter mon bistrot favori et nul doute que d’ici deux jours à ce régime, ma PPAR aura disparu. Ce qui me permettra d’aller voir des films, de finir « Les évènements » de Jean Rolin qui gît sur ma table basse depuis deux semaines (alors que c’est vraiment bien), d’aller voir l’expo Bernard Plossu à la MEP… et de reprendre mon rythme de croisière sur ce blog!

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