Humeur

Le mardi matin à Paimpol.

Quand je suis en Bretagne, le mardi matin j’ai un rituel: marché-galette-café sur le port.

Moi qui ne vais jamais au marché à Paris (trop tôt, trop loin, trop froid, pas marrant), ici j’adore prendre mon panier (oui, un panier en osier – et souvent un pull marine, mais pas noué sur les épaules quand même -ce qui me fait un look très « parisienne lectrice de Côté Ouest » mais j’assume)  et aller acheter les fruits et légumes du coin chez les maraîchers, surtout à cette période: tomates magnifiques, fraises parfumées, laitues croquantes, petites pommes de terres primeurs…

tomates bretonnes © Charlotte Spillemaecker
tomates bretonnes

Ensuite direction la « rue des poissonniers » (les bateaux des environs, à défaut de pouvoir vendre sur le quai au retour de pêche, occupent toute une petite rue de Paimpol le jour du marché) où saint Jacques, homards, araignées, tourteaux, huîtres, bars et lieux jouent les stars.

bateaux de pêche dans le port de Paimpol
bateaux de pêche dans le port de Paimpol

bateaux2

(je n’ai pas de photos de la « rue des poissonniers », vu l’affluence pas question de m’arrêter devant les étals pour faire des images!)

Tout ça se conclut par un passage obligatoire par un des camions à crêpes; la première fois, c’était en plein hiver, il ne restait pratiquement personne au marché et le camion était sur le point de partir, mais le patron a accepté de rallumer ses machines pour me faire ma délicieuse galette-beure (à 1€!). Depuis, je suis restée fidèle à « mon » camion. Je suis encore réfractaire à la traditionnelle galette-saucisse, parce que pour moi c’est un peu l’heure du petit déjeuner, mais ça viendra peut-être!

Je me régale -et prends un kilo au passage- en rapportant mes courses à la maison, puis j’essuie le beurre salé qui me dégouline sur les doigts et je ressors pour le café à l’Epoque, LE bistrot où il faut être, où l’on croise les copains, où l’on en rencontre de nouveaux, où l’on saisit des bribes de conversations sur l’avenir de la ligne de train Guingamp-Paimpol, la programmation du festival du Chant de Marins, la météo pour demain et les derniers potins  (mais pas les coins où pullulent les bars et les homards bleus, faut pas rêver)

Parfois le café se transforme en verre(s) de blanc, et puis soudain, c’est l’heure de déjeuner…

homard breton (anciennement) bleu...
homard breton (anciennement) bleu…

La vie est dure en Bretagne, surtout le mardi!

Photos © Charlotte Spillemaecker

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2 réflexions au sujet de « Le mardi matin à Paimpol. »

  1. Ca fait 10 ans que je ne vis plus en Bretagne (sad and melancholic smiley) mais je ne manque pas d’y revenir régulièrement comme toi. Et en lisant ton article, je me dis que les Bretons expatriés ont tous le même rituel, les petites habitudes et toutes ces choses qui les font revenir, comme un instinct 🙂

    1. Moi je ne suis bretonne que d’adoption, et « à temps partiel » mais cette région est tellement attachante que je m’y sens enracinée! (On m’a même dit récemment que je prenais un petit accent de temps à autre 😄) c’est le BZH power!

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