Running

#running: Comment j’ai fait un truc que je vais regretter bien fort dans 130 jours.

Je vous ai raconté il y a quelques semaines comment j’ai commencé à courir il y a quelques mois,  et à quel point j’ai adoré ma première course officielle, La Parisienne; c’est si bon, tous ces gens qui  vous tapent dans la main et vous encouragent  comme si vous étiez Paula Radcliffe herself, alors que vous trottinez à une allure de limace poussive!

Je suis allée passer la semaine dernière en Thaïlande pour prendre des réserves de chaleur avant d’affronter le mois de novembre. De retour ce week-end, je vois sur Facebook qu’une de mes amies -une coureuse, une vraie- vient de s’inscrire au semi-marathon de Paris et m’invite à la suivre dans l’aventure. Admirative, je lui réponds que je ne serai jamais prête pour celui de 2016, mais que pour 2017, c’est pas exclu. Raisonnable, je suis. Encore un peu lucide.

Le lendemain matin, au café (= brume dans ma tête) mon amoureux me dit « mais si tu le fais tranquillement, ton marathon là, c’est possible non? » Sous ma douche, je réfléchis. C’est dans quatre mois, c’est pas comme si c’était dimanche prochain. C’est pas un marathon, c’est la moitié. Et puis j’ai cherché à m’inscrire à un 10km pour garder intacte ma motivation cet hiver, et les prochains que j’ai trouvé sont vers mai ou juin, c’est trop loin. Et puis l’inscription au semi, c’est 59€: à peine plus cher que La Parisienne, pour trois fois plus de distance. Et puis au pire, je le finis en rampant marchant. Et puis, un peu plus pire, je le finis dans le camion de la Croix Rouge. Et puis au pire du pire, j’abandonne et le monde entier s’en fiche éperdument (sauf mon ego qui prendra une bonne claque, mais j’y survivrai).

Alors je remplis le formulaire. Et je clique sur « valider ».

Je suis inscrite au semi marathon de Paris (oh merde).

 

 

Là, on est mardi, je reprends mes esprits et je me dis que c’est vraiment une idée de dingue. Parce que ma seule course officielle jusqu’à présent c’était 6,7km (!) et qu’un semi, comme son nom l’indique, c’est 21,1km. Un truc de sauvages en somme. Parce qu’il me reste 4 mois pour apprendre à gérer mon souffle sur une course longue, et que je n’ai toujours pas écrasé ma dernière cigarette (enfin là il est 16h15 et je n’en ai fumé que trois aujourd’hui, youhou!!). Parce que je ne sais toujours pas mettre en pratique le truc des poings serrés pour faire passer un point de côté. Parce que je lis des blogs où on vous conseille d’adopter un régime zéro alcool un mois avant un semi (moi je pensais naïvement que c’était sage de zapper mojito et vin blanc les trois jours qui précèdent). Et surtout, parce qu’il y a des Kényans qui abandonnent pendant un semi, et qui pleurent, assis sur un trottoir de l’avenue Daumesnil. Comment pourrai-je faire une truc aussi surhumain, moi?

Je suis inscrite dans le sas rose, celui des concurrents les plus lents, 2h10 et plus (j’ai bien cherché le sas « 3h », mais y’a pas) Vu mes chronos jusqu’à présent, et sauf amélioration fulgurante et pour tout dire, très improbable, pendant l’hiver, je ne passerai sans doute pas en dessous de 2h45. Honnêtement, ça m’est parfaitement égal. Tout ce que je veux, c’est le finir, sur mes deux jambes (et idéalement sans vomir mes tripes).

Cette nuit, j’ai eu un fou rire dans mon sommeil; j’ai rêvé que je finissais mon semi, fière comme jamais, en 2h50 (riez, riez… ce serait déjà pas si mal!)… les spectateurs étaient partis et les organisateurs avaient, tenez-vous bien, démonté l’arche d’arrivée! J’en ai pleuré de rire en imaginant qu’après tout, ces gens n’étaient peut être pas patients au point de m’attendre. Vous croyez que c’est possible, un truc pareil?!

En tout cas, je serai au départ le 6 mars, et ce qui est cool c’est que je ne serai pas seule. Nathalie, Hélène, Carole et Sophie, mes winneuses de copines, seront là aussi (bon, certaines dans des sas nettement plus rapides). On se dit qu’on est dingues mais que ça va être chouette. Et je ne parle pas de la fiesta qui suivra, parce qu’un exploit pareil, si on ne le fête pas, à quoi ça sert, je vous le demande?

Le 6 mars au soir on arrosera nos jolies médailles. En attendant, comme tous les prétextes sont bons, on peut déjà arroser nos dossards!

 

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Oh là là… ça passe vite, 130 jours, en fait.
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7 réflexions au sujet de « #running: Comment j’ai fait un truc que je vais regretter bien fort dans 130 jours. »

      1. Tu as les vetements pour l’hiver alors, ça aide ^^ Je suis pas encore equipée pour l’hiver donc si il fait froid j’y vais pas pour l’instant, heureusement qu’on a encore de belles journees !
        Hate de lire ton compte rendu en Mars 😉

  1. Je n’ai qu’une chose à dire : bravo pour votre motivation ! C’est un super challenge que vous vous donnez. Allez-y par étapes, surtout. Et gardez votre bonne humeur aussi !

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