Humeur·Vie de chien

Mambo

Ouh là là des mois que je ne suis pas venue ici, mais il s’en est passé des choses les amis! Je ne vais pas tout vous raconter aujourd’hui parce que j’imagine que vous avez autre chose à faire que de passer les trois prochains jours à me lire, alors on va faire ça en plusieurs épisodes, hein.

Episode 1: Mambo.

Mambo c’est un petit nouveau dans la famille Spill… Un magnifique chiot golden retriever que nous avons adopté début août, le cadeau d’anniversaire dont je rêvais!

Après ma phase « je passe ma vie à regarder des vidéos de golden sur youtube » (juin) et « je m’abonne à des comptes de golden sur instagram » (juillet), je suis passée aux choses sérieuses: la visite d’élevages spécialistes de la race pour poser les 12000 questions que j’avais en tête.

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Mambo à six semaines (photo © la Villa des Truffes d’Or)

 

Et puis, dans le deuxième élevage prévu sur ma liste, deux chiots étaient disponibles et prêts à rejoindre leurs nouvelles familles le jour même car ils avaient pile huit semaines. Le plus culotté a commencé à me mordiller les mains dès qu’il est sorti de sa nursery. Le second était un peu plus timide, totalement irrésistible, et ça a été un coup de coeur. Il est rentré à Paimpol avec nous après un rapide mais efficace arrêt dans une animalerie pour faire le plein de jouets, harnais, jouets, laisse, jouets, friandises, jouets et panier, et s’est installé à la maison.

 

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Premier soir à la maison, Mambo à 8 semaines

 

En quelques jours Mambo avait déjà ses petites habitudes et nous on était complètement gâteux. Mais qui peut résister à ce regard de biche?

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Mambo à 10 semaines

 

Les golden sont des chiens trrrrrès affectueux; je le savais en choisissant la race mais je n’avais pas vraiment imaginé que Mambo-Superglu Spill me suivrait partout, y compris sous la douche quand la porte de la salle de bains n’était pas bien fermée! (Cette petite manie lui est mystérieusement passée vers six mois, aussi vite qu’elle lui était venue.) Pour moi c’est un atout, quitte à prendre un chien autant qu’il ne passe pas sa journée caché dans un coin en attendant ses croquettes. Mais si vous cherchez un chien indépendant, passez votre chemin!

 

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12 semaines: début des cours de tennis!

 

Ma plus grande interrogation c’était: un Golden peut-il être heureux quand on vit la majeure partie du temps en appartement? Réponse unanime des pros: oui, pour peu qu’on le sorte suffisamment pour qu’il se défoule et qu’on passe beaucoup de temps avec lui. Plus que l’espace, ces chiens aiment la compagnie et la présence de leurs maîtres.  Evidemment ça reste un grand chien et lui proposer deux sorties de cinq minutes par jour n’est pas une option! Quand on est en Bretagne, à nous les balades sur la plage, les baignades (dans l’eau froide aussi, la dernière c’était en janvier!) car ce sont des chiens nageurs, et la chasse aux crabes. A Paris il faut s’organiser mais on a la chance de vivre à deux pas des Buttes Chaumont, un des plus jolis parc de la capitale (et l’un des plus tolérants avec les promeneurs poilus)

A bientôt huit mois, Mambo version « chiot parigot » va donc tous les jours aux Buttes-Chaumont pour une heure au minimum, souvent deux. (On ajoute deux petites sorties que j’appelle « tour du pâté de maison » mais qui durent 1/2h à 45 minutes chacune.) Quand on sort de l’immeuble, Mambo tourne à gauche, direction: le parc. Il s’y rend en trottinant, l’air décidé, car les Buttes c’est son Eden à lui: des copains, des bâtons, des cascades pour se baigner et de l’herbe pour se rouler dedans. Ah, ce parc qui concentre à lui seul la moitié des chiens de l’est et du nord de Paris, quelle aubaine! C’est vrai que les bestioles doivent en principe y être tenues en laisse, mais de vous à moi, on leur octroie souvent quelques moments de pur bonheur en liberté et cela fait plaisir à voir.

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Parmi les copains de Mambo, il y a des chihuahuas (bon là c’est sous étroite surveillance, je n’aimerais pas qu’il en transforme un en crêpe), des beagles, des labradors, des setters, des chowchows, des bergers (australiens, allemands, belges, suisses, très cosmopolite ce parc!) des huskies, des bouledogues, des carlins, des jack russel… Tout ce petit monde se roule allègrement dans l’herbe, cavale et travaille avec application ses prises de judo et de lutte gréco-romaine sous le regard amusé ou inquiet (spécialement quand l’un des lutteurs ressemble vaguement à un pitt-bull) des non-propriétaires de chiens, et celui, un peu béat, de leurs maîtres.

Promener un golden de quelques mois c’est génial, tout le monde vous sourit, on discute avec plein de gens, on a de nouveaux amis, on rencontre même des voisins qu’on ne croisait jamais; mais aller quelque part pour une heure précise avec un golden de quelques mois, c’est plus compliqué. Par exemple, j’ai rendez-vous à 12h30 avec une copine pour déjeuner en terrasse (anecdote -à peine romancée- d’avant l’ère glaciaire). J’emmène le chien, elle ne l’a pas encore rencontré, elle le trouve trooooop beau sur Instagram (il est trooooop beau en vrai aussi)

12h05, je pars super tôt, normalement il me faut moins d’un quart d’heure pour y aller. Mais Mambo ne marche pas très vite, parce qu’il a encore de petites pattes. Normal.
12h16: ça fait déjà quatre fois qu’on nous arrête pour caresser le chien, me demander quel âge il a et comment il s’appelle. (Et aussi si « c’est un vrai labrador, parce qu’ils ont les poils plus courts, d’habitude ». Ah mais c’est parce que c’est un golden retriever. Non, c’est pas pareil. NON.)

12h23, il s’arrête tous les deux mètres pour renifler un truc répugnant par terre.A Paris, les trottoirs sont couverts de choses non-identifiées qu’il adorerait manger.

12H32: profitant que je regardais l’heure, il réussi à attraper les restes d’un kebab en décomposition sur le trottoir. Je mets cinq bonnes minutes à obtenir qu’il lâche ce festin, puis je lui essuie les babines, les pattes et même les oreilles avec une lingette parce qu’il s’est mis de la sauce (ketchup?) partout.

12h40: Mambo ralentit un peu après ça, parce qu’il très est occupé à secouer la tête, à plisser le museau, à éternuer et à faire des mimiques bizarres avec sa gueule. Visiblement, le kebab était à la sauce piquante.

12h47: on croise une petite fille trop mignonne -en robe de princesse et avec un diadème dans les cheveux- qui demande à sa mère si elle peut caresser le chien. Sa mère dit que oui, si je suis d’accord et que le chien est gentil. La petite s’accroupit près du chien, lui fait un câlin, il lui léchouille les mains et en profite pour troquer le goût « sauce piquante » contre « pain au chocolat ». La petite veut un chien, elle aussi. J’explique, avec un clin d’oeil à la maman, que c’est beaucoup de travail quand même, et que c’est bien si elle achète un chien quand elle sera plus grande; mais elle trouve que ce serait mieux maintenant, pour pouvoir l’emmener à l’école. Quand j’aperçois des traces de sauce piquante et de pattes d’ourson de chien sur sa robe de princesse, je leur dis au revoir, mère et fille s’éloignent, quand soudain j’entends des cris et des pleurs. La petite fille veut vraiment un chien, tout de suite. (Sa mère, elle, préfère aller acheter de la lessive)

13h: Mambo a trouvé un bâton. Il fait dans les 1m50 de long, du coup le chien marche en crabe sinon son bâton se coince et cogne partout. On a un succès fou avec les passants.

13h07: on approche de notre rendez-vous avec une (grosse) demi-heure de retard quand monsieur chiot lâche son bâton d’un coup: il a décidé que ce serait bien de faire ses besoins, maintenant. Et juste après, je réalise que je suis dans une « zone blanche » des poubelles: il n’y en a pas une à l’horizon. Mon téléphone sonne dans ma poche, mais j’ai une laisse dans la main droite et un petit sac plastique dans la main gauche, je ne peux pas décrocher (si je pouvais, j’appellerais Anne Hidalgo pour lui demander comment ça se fait qu’il n’y ait pas l’ombre d’une poubelle dans cette rue).

Quand je trouve enfin une poubelle, il est 13h12. Je jette la chose, je m’apprête à sortir mon téléphone pour écouter le message quand ça s’agite soudain au bout de la laisse: oh, un copain! Allégresse, sauts et petit combat de catch sur trottoir. Dommage qu’on soit juste devant la station BP: il y a un peu d’huile de vidange sur le bitume, là… et beaucoup sur le chien (blanc). Heureusement il me reste des lingettes et quelques feuilles de sopalin (les propriétaires de chiens ont souvent du sopalin dans leur sac, des croquettes dans la poche droite et un jouet qui fait pouic dans la gauche) Y’a un truc qui vibre dans ma poche mais j’ai une lingette-spéciale-chiot-au-calendula- dans la main gauche, et… un chiot dans la main droite.

13h24: mon chien est de nouveau propre comme un sou neuf, on est à 50m du café, j’écoute ma messagerie. Ma copine a cru que j’avais oublié qu’on déjeunait aujourd’hui, elle est rentrée chez elle.

13h25: J’ai un jouet qui fait pouic dans la poche. Et une balle dans mon sac, aussi. Et un chiot craquant qui ne demande qu’à jouer. Mambo, on va au parc?! : )

 

 

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2 réflexions au sujet de « Mambo »

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