Cinéma

La La Land

Oui je sais je suis très en retard, je vais vous parler d’un film sorti il y a sept ou huit mois… Il faut que je vous avoue que je vais peu au cinéma. A cause, pêle-mêle, de Netflix, de Fred Vargas, de ma flemme, des gens qui mangent des bonbecs et qui papotent pendant le début du film, de mon canapé qui est trop confortable et du parc des Buttes Chaumont qui est plus près de chez moi que les cinémas.

Bref, à cause de ou plutôt grâce à tout ça, je ne vois que très rarement les films au moment-où-tout-le-monde-en-parle. Et c’est bien, parce que ça m’évite l’emballement puis la déception du film qu’il faut voir ab-so-lu-ment, celui dont on a tellement entendu parler qu’on a l’impression de l’avoir déjà vu trois fois, celui qu’on n’a pas trop envie de voir mais qu’on regarde quand même parce que c’est « hype », celui dont tous les bons moments sont déjà dans la bande annonce. N’empêche que j’avais envie de voir « La La Land » quand il est sorti en salles, et que je l’ai loupé pour toutes sortes de mauvaises raisons.

J’ai été élevée devant les comédies musicales du Hollywood des années 40-50, j’étais amoureuse de Fred Astaire, puis de Gene Kelly quand j’avais 7 ou 8 ans, mon idéal féminin, plus que Barbie, c’était Cyd Charisse, et je connaissais par coeur « That’s entertainment » -en version yaourt- bien avant d’avoir appris mes premiers mots d’anglais.

Mes films préférés à l’époque n’étaient pas les Disneys mais plutôt ceux de Stanley Donen, Vincente Minelli et quelques autres, « Chantons sous la pluie », « Un américain à Paris », « Top hat » et « Funny face » en tête.  Des heures de bonheur sur petit écran, souvent annoncées par le fameux rugissement du lion de la Metro Goldwyn Mayer

et même les giboulées de mars prenaient un air de fête!

J’ai finalement vu « La La Land » en pointillés dans un avion il y a quinze jours -frustration!-, puis en entier sur ma télé la semaine dernière, et j’ai retrouvé tout ce que j’aimais dans mes films de chevet d’enfant: la légèreté, la magie, le rythme, les chansons qui restent dans la tête pendant des semaines, les costumes qu’on rêve de porter. Mais au delà de l’exploit de Damien Chazelle de ressusciter un genre qu’on croyait mort et enterré, le film a une grande qualité: il est esthétiquement, cinématographiquement merveilleux. Chaque plan est un tableau, les cadrages sont magnifiques et l’éclairage particulièrement réussi. Le chef op s’appelle Linus Sandgren et c’est un génie! On ne parle jamais assez des chef-opérateurs, mais je suis de ceux qui pensent qu’ils font la moitié de la réussite d’un film. La musique de Justin Hurwitz -et de John Legend pour certains morceaux- est entraînante et romantique à souhait (oui, j’ai acheté la bande originale sur Itunes immédiatement après le générique de fin, et même les partitions de certaines chansons en espérant un jour les jouer au piano). Ryan Gosling est enfin sympathique et Emma Stone est formidable, y compris dans les scènes chantées (« The audition » est une pépite, mais comme le but de cet article n’est pas de dévoiler les plus jolis passages du film je vous laisse le découvrir dans son contexte!)

 

Un petit air de déjà-vu pas désagréable dans certaines scènes de danse

dans « Tous en scène »

 

et dans « La La Land »:

 

Et pour ceux d’entre vous qui resteraient sceptiques, la scène d’ouverture qui donne envie:

 

« La La Land » est disponible sur les serveurs de vidéo à la demande, vous pouvez monter le son et inviter vos voisins!

 

A la prochaine, mes amis!

 

 

 

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